Administrateur système / DevOps junior

Administrateur système / DevOps junior

Tu recherches une expérience professionnelle porteuse de sens et d’impact sur notre système démocratique ? L’équipe d’Open Source Politics t’accueille pour un stage concret ou contrat d’alternance, au contact de démarches pionnières en matière de participation citoyenne.

Présentation de l’entreprise

Open Source Politics est l’un des leaders français du secteur en pleine croissance de la civic tech. Depuis plus de trois ans, nous accompagnons plus de quatre-vingts institutions et acteurs privés de premier plan dans leurs concertations numériques et budgets participatifs, grâce à Decidim (2e prix du projet open source le plus innovant de la Commission Européenne), la plateforme open source de participation citoyenne d’envergure utilisée dans une vingtaine de pays.

Véritable entreprise-écosystème, nous défendons avec nos partenaires en France et à l’étranger une certaine vision de la démocratie participative numérique axée sur la transparence, la collaboration, le respect de la vie privée et l’accessibilité.

Si tu cherches une première expérience Tech for Good, tu es au bon endroit !

Description de la mission

Intégré.e dans une équipe de 25 personnes en forte croissance et en relation étroite avec notre équipe technique composée de 10 personnes, tu seras amené.e à : 

  • Gérer un parc informatique de type IaaS 
  • Réaliser des déploiements d’environnements applicatifs (stack Ruby on Rails) 
  • Mettre en place une démarche DevOps au sein de l’entreprise
  • Créer / Améliorer les procédures d’automatisation
  • Rédaction de la documentation technique

Profil recherché

Qualités requises

  • Tu as le sens des processus de travail bien ficelés qui s’appuient sur la méthode Agile et des outils de gestion comme Github.
  • Tu as une première expérience d’administration système ou en développement et la culture Devops t’intéresse
  • Tu as une envie de monter en compétence, de maîtriser des infrastructures complexes et de découvrir la collaboration sur un projet de logiciel libre d’envergure internationale.
  • Tu es curieux et tu as envie de découvrir de nouveaux outils et les dernières technologies. 
  • Tu écris en anglais (niveau C1 ou C2);
  • Tu souhaites donner du sens à ton travail en rejoignant un projet qui s’inscrit dans le mouvement Tech for Good, qui promeut le logiciel libre et encourage le renouveau démocratique.

La stack tech

Whatever you want !

Forme du contrat et rémunération

  • Contrat : stage de fin d’étude ou alternance
  • Durée : 6 à 24 mois
  • Disponibilité : septembre 2021
  • Rémunération : légale + 50 % du titre de transport 
  • Possibilité d’embauche ou de missions au terme du contrat
  • Locaux : Incubateur Soleillet, 14 rue Soleillet, Paris 20ème.

Envoyez vos candidatures (CV + email d’introduction) à : sebastien@opensourcepolitics.eu

Consultant.e & Chargé.e de recherche

Consultant.e & Chargé.e de recherche

Vous recherchez un moyen de réaliser votre travail doctoral dans de bonnes conditions et une expérience professionnelle porteuse de sens et d’impact sur notre système démocratique ? L’équipe d’Open Source Politics vous accueille pour un contrat Cifre au contact de démarches pionnières en matière de participation citoyenne.

Présentation de l’entreprise

Open Source Politics est une entreprise relevant de l’économie sociale et solidaire, qui propose à différents types d’organisations (institutions publiques, entreprises, associations) des plateformes numériques de participation et un accompagnement pour améliorer leur utilisation de la plateforme spécifiquement et de la participation plus généralement.

Depuis le lancement de l’activité il y a 5 ans, nous utilisons uniquement des logiciels libres, notamment la plateforme Decidim (créée à Barcelone en 2016) et contribuons régulièrement à leur développement. En complément de ces activités, Open Source Politics mène et finance des projets de recherche, fondamentale et/ou appliquée, visant à éclairer notre activité et explorer des sujets structurants pour l’avenir.

Le contrat Cifre

Le contrat Cifre (voir ici la présentation de ce contrat) est un instrument intéressant dans ce cadre : il permet au·à la doctorant·e d’être financé·e correctement, intégré·e à une équipe dynamique et de bénéficier d’accès au terrain privilégiés. Le·la doctorant·e pourra également mettre à profit les réseaux de recherche dans lesquels Open Source Politics s’est investie depuis 5 ans. Forte de 25 personnes, l’équipe accueille déjà en son sein une personne en contrat Cifre.

Plusieurs thématiques de recherche peuvent être couvertes par votre candidature pour une Cifre chez Open Source Politics :

  • En sociologie, nous avons effectué des recherches en sociologie des organisations sur les conséquences de l’utilisation des plateformes numériques de participation dans le système politico-administratif local. Il pourrait par exemple être envisagé d’explorer la thématique de l’accès à la participation ou de la (non-)réduction des inégalités par la participation.
  • En science politique, des recherches dans le domaine de la participation et de son impact, de l’organisation politico-administrative des institutions qui mettent en place de la participation, de la transformation organisationnelle des entreprises (relative notamment à la « démocratie d’entreprise ») sont bienvenues.
  • En linguistique, des travaux ont été effectués en linguistique sur l’argumentation développée par les commanditaires des concertations et par les contributeur·trice·s, afin de mieux cerner les ressorts de leur expression et d’adapter l’accompagnement d’Open Source Politics en fonction. Ces travaux pourraient être poursuivis et amplifiés. Des projets de recherche en linguistique informatique seraient également bienvenus et pourront compléter utilement ce qui existe déjà chez Open Source Politics.
  • En droit, nous explorons actuellement l’influence du RGPD et des nouvelles pratiques de gestion des données personnelles sur les pratiques de concertation. Ces travaux pourraient également faire l’objet d’un approfondissement dans le cadre d’un doctorat.

Nous sommes également ouvert·e·s à toute proposition de sujet qui sortirait de ces trois axes et/ou de ces disciplines ! N’hésitez pas à nous surprendre.

Pour faciliter la réalisation du doctorat, nous pouvons ouvrir plusieurs types de terrains : Open Source Politics en tant que telle d’abord (données et travaux internes), les organisations que nous accompagnons ensuite (collectivités locales, ministères, autres institutions, petites et grandes entreprises, associations locales et nationales), les organisations avec lesquelles nous avons tissé des partenariats enfin.

Profil recherché

  • Une première expérience réussie de la recherche (mémoire de master ou autre) ;
  • Une curiosité pour les enjeux numériques ;
  • Un intérêt pour la Civic Tech et le renouveau démocratique ;
  • Une grande aisance rédactionnelle en français ;
  • La maîtrise de l’anglais et/ou de l’espagnol écrit et parlé sera appréciée ;
  • La capacité à s’intégrer de manière autonome dans une équipe pluri-disciplinaire ;
  • Formation : Tous masters validés avec mention TB, avec une préférence pour les masters recherche.

Pratique

  • Temps de travail : réparti à 50% sur la thèse et à 50% dans l’entreprise, sauf besoin spécifique dû au sujet
  • Durée : 3 ans (embauche en CDI) 
  • Disponibilité : septembre 2021
  • Rémunération : minimum légal en Cifre (1 957 euros bruts/mois) + 50 % du titre de transport. Possibilité d’augmentation au fur et à mesure de l’avancée du contrat
  • Locaux : Incubateur Soleillet, 14 rue Soleillet, Paris 20è
  • Envoyez vos candidatures (CV, pré-projet de recherche + email d’introduction) à antoine@opensourcepolitics.eu
Pourquoi choisir des logiciels libres et open source plutôt que propriétaires pour outiller les démarches de démocratie numérique ?

Pourquoi choisir des logiciels libres et open source plutôt que propriétaires pour outiller les démarches de démocratie numérique ?

La crise sanitaire actuelle a relancé le débat relatif aux civic tech (technologies civiques ou citoyennes) à l’occasion du déploiement de l’application TousAntiCovid, le posant alors en termes éthiques. Les discussions publiques que l’application a pu occasionner ont participé à une certaine conscientisation de la place et du rôle de l’open source et des logiciels libres au sein des technologies présentes dans notre quotidien.

On se souvient en effet des craintes relatives à l’utilisation des données ou encore les questions de transparence que pouvait poser cette application. La CNIL s’est alors saisie du dossier en décembre 2020 afin de se prononcer sur le projet de décret modifiant celui relatif au traitement des données dénommé “StopCovid”. Le paysage français est en effet de plus en plus marqué par ces réflexions, notamment dans le cadre de l’essor des technologies civiques. 

Les récents évènements et mouvements sociaux caractérisés par une certaine défiance institutionnelle ont participé à une restructuration du “rapport entre débat public et engagement privé, représentation directe et nouvelles formes d’expression démocratique” (Marie-Laure Denis, présidente de la CNIL depuis février 2019). Les civic tech ont en ce sens particulièrement été mobilisées dans le cadre de démarches participatives initiées par des institutions publiques afin de faire intervenir citoyens et citoyennes dans le débat public.

Mais l’emploi des outils numériques à des fins démocratiques doit pouvoir garantir le respect des critères de transparence et des droits relatifs aux données personnelles. C’est ici tout l’enjeu de la distinction entre logiciel open source ou libre et logiciel propriétaire. C’est aussi tout l’enjeu de ce que certains appellent la technopolitique : “l’intégration de (…) principes démocratiques au commencement de l’élaboration technique (…) des outils numériques”, ceci se traduisant par l’inscription de principes démocratiques dans le code de la plateforme.  

L’actualité des civic tech, marquée par le passage en open source d’ acteurs du secteur nous a ainsi invités à préciser à nouveau les contours et enjeux de la distinction entre logiciels propriétaires et logiciels libres et open source.


L’équipe d’Open Source Politics et ses co-fondateurs (Valentin, Virgile, Alain et Olivier) militent depuis plus de 5 ans pour que l’open source et le libre deviennent la règle, dans un paysage français pourtant majoritairement propriétaire.

Le terrain gagné par les logiciels libres et open source sur le marché des civic tech va pouvoir nourrir un débat et des questionnements que nous avons déjà amorcés au sein du mouvement des logiciels libres et des communs numériques.

A cet égard, nous ne sommes pas seulement mus par l’idée de mobiliser des logiciels libres et open source mais aussi et surtout par celle de contribuer à de véritables biens communs numériques, c’est à dire une “ressource produite et/ou entretenue collectivement par une communauté d’acteurs hétérogènes, et gouvernée par des règles qui lui assurent son caractère collectif et partagé” (Labo Société Numérique).

Pour mieux comprendre cet engagement, cet article s’emploie à expliquer le plus clairement possible ce qui oppose l’open source et le libre au propriétaire en posant une grille d’analyse accessible, permettant de qualifier de tels projets.

Comparatif logiciels Libre et open source vs Propriétaire

Logiciel Libre et open sourceLogiciel Propriétaire 
Licence d’utilisation payanteNon 
Oui
Ouverture du code sourceOui, d’où l’appellation “open source”.Non. Le code source est fermé d’accès.
Exemples Libre Office, Firefox, Linux, Android, VLC etc.Pack Office (Word, Excel etc.), Suite Adobe,  etc.
Liberté d’exécuter (utiliser) le programme pour tous les usages.Oui, tout le monde le peut.Non, seul le propriétaire le peut ou en accordant son autorisation.
La liberté d’étudier le fonctionnement du programme.OuiNon
La liberté de redistribuer des copies.OuiNon
La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations.OuiNon
Risque de dépendance à un éditeurFaible si le logiciel est mature et dispose d’une communautéForte, ce qui peut s’avérer risqué si c’est un éditeur de petite taille
Sécurité Les logiciels mature sont soumis à des audits et peuvent compter sur de nombreux contributeursSoumis à des audits mais dont les résultats ne sont pas forcément rendus publics et dont les résultats ne sont pas réplicables  
Réversibilité possible OuiRendue compliquée par la licence
Interopérabilité des logiciels entre eux Plus facile à mettre en œuvre.Rendue plus complexe. 
Mutualisation des investissements Garantie et possible à grande échelle si le logiciel dispose d’un écosystème mature de contributeurs.  Oui, mais limité aux capacités et à la volonté de l’éditeur.
Infographie open source vs proprietaire
Infographie logiciels libres et open source vs propriétaires

Zoom sur les licences :


Les logiciels libres et open source sont régis par des licences gratuites dites ouvertes ou libres.  

La formule bien connue dans les communautés libristes précise en général : 

“Free as in freedom, not as in free beer”

qui fait référence au fait que si en effet ces licences garantissent aux usagers 4 grandes libertés (exécuter, étudier, modifier, redistribuer), cette gratuité d’usage est conditionnée par le fait d’avoir les ressources nécessaires (temps, connaissances informatiques, hébergement) pour installer, configurer et utiliser par soi-même le logiciel.

À défaut de telles ressources, il faudra rémunérer le travail des prestataires ayant construit un savoir-faire et une offre de service au contact de leurs clients. De nombreux types de licences et de modèles existent pour les logiciels libres et open source, on les divise en général en deux grandes catégories : 

  • Copyleft (à l’opposé du copyright) qui garantit aux utilisateurs que les grandes libertés du logiciel libre seront respectées mais empêche la mise en place de restrictions (fermeture ultérieure du code, versions modifiées non publiées).
    Exemple : GPL (General Public Licence)
  • Non copyleft qualifiées en général de permissives puisqu’elles permettent d’appliquer des restrictions sur des versions modifiées, souvent plus complètes, qui peuvent être distribuées sous licence propriétaire.
    Exemple : la licence MIT, et les modèles open core

Les logiciels propriétaires imposent une licence d’utilisation dite propriétaire qui fixe les conditions d’accès et d’utilisation du logiciel. Si elle est payante l’éditeur est libre de choisir les modalités qu’il impose (par utilisateur, par organisation etc.).

Netflix par exemple fonctionne avec un abonnement mensuel qui permet à un ou plusieurs utilisateurs d’utiliser le service sur différents supports (téléphone, télévision, ordinateur).

“Quand c’est gratuit, c’est toi le produit”

Autre expression populaire des communautés libres qui indique que nombre de logiciels propriétaires sont utilisables gratuitement, comme Facebook par exemple qui dégage sa rentabilité en utilisant les données de ses utilisateurs afin de vendre des ciblages publicitaire pointu.

Zoom sur l’ouverture du code

La question de l’ouverture du code est le critère ayant donné son nom à l’open source. Ce code source peut être comparé à une recette de cuisine, comprenant alors ingrédients et marche à suivre pour réaliser un plat : si vous ne disposez pas de cette recette, n’ayant alors pas la liste des ingrédients à utiliser ni le processus de fabrication, il vous sera impossible de reproduire ou de modifier ce plat. En ce sens, le logiciel propriétaire ne donne pas accès à son code source tandis que le logiciel open source offre cet accès en toute transparence et gratuité. 

Zoom sur la question de la durabilité et de la scalabilité

Les logiciels libres et open source présentent des garanties de réversibilité bien plus importantes que celles d’un logiciel propriétaire. Les codes sources étant publics et généralement bien documentés pour la plupart des logiciels libres, il est  facile de trouver un autre prestataire en cas de faillite ou de mésentente. Si des ressources sont disponibles au sein de l’organisation, une internalisation est tout à fait possible via un transfert de compétences.

Ce critère est d’autant plus important dans le secteur des civic tech puisqu’il est majoritairement constitué de PME et de TPE proposant des solutions innovantes par nature risquées, et dans la mesure où les collectivités ont tendance à s’engager sur une ou  plusieurs années.

Le modèle libre et open source permet d’éviter une dépendance accrue à un seul prestataire dont la viabilité à moyen terme n’est pas garantie.

Zoom sur les questions de sécurité

Si tout système informatique est potentiellement exposé à des failles de sécurité, les logiciels libres et open source suffisamment matures sont généralement autant audités que les logiciels propriétaires, en plus d’exposer leur source en libre accès. Cette particularité permet une vérification plus large et poussée puisqu’un écosystème pluriel de contributeurs veille collectivement à assurer le meilleur niveau de sécurité. Pour faire simple, davantage de paires d’yeux (de contributeurs actifs) peuvent ainsi déceler des failles et proposer des corrections selon un protocole dicté par la communauté.


Si les logiciels propriétaires bénéficient eux d’audits ponctuels, leur résultats ne sont pas toujours rendus publics et ne sont de facto pas reproductibles, le code source n’étant pas ouvert. Enfin, la transparence sur les correctifs apportés suite à l’audit n’est pas toujours garantie et nécessite parfois un autre audit.

La mutualisation des investissements


S’il est possible de mutualiser les investissements dans le cadre du déploiement d’un logiciel propriétaire, cette mutualisation est plus riche dans le cadre de l’open source puisqu’une fois développé, le logiciel est co-amélioré sans limite géographique par une large communauté d’acteurs très diversifiée, qui le modifie en fonction des nouveaux besoins de ses utilisateurs.

Le besoin est défini alors par les utilisateurs et pour les utilisateurs, à l’inverse d’un logiciel propriétaire où le développement est tributaire des capacités et de la volonté de l’éditeur à les mettre en œuvre.

Le modèle libre et open source permet de ne pas être limité par les capacités d’un éditeur qui ne parviendrait pas à répondre aux enjeux et besoins d’une très grosse institution. Comme ça été le cas pour la plateforme de la Conférence pour le futur de l’Europe, le code de Decidim étant ouvert et libre la Commission Européenne a pu recourir à plusieurs prestataires de développement (dont Open Source Politics) en simultané afin de répondre à ses nombreux besoins.

Le fait que Decidim soit open source a permis aux institutions européennes de collaborer plus facilement entre elles, mais aussi, ce qui est crucial, avec des prestataires de services externes. En utilisant une solution propriétaire, les institutions européennes auraient été limitées au fournisseur de la solution, alors qu’en utilisant Decidim, elles ont pu « construire une équipe dédiée juste à cet effet ».

European institutions use Decidim to enable the Conference on the Future of Europe, OSOR (Open Source Observatory)

Revenons sur les chiffres de l’open source :

Conclusion

Si les différences entre logiciel libre ou open source et logiciels propriétaires peuvent sembler anodines pour les utilisateurs finaux qui ne sont pas nécessairement experts de ces questions, elles devraient pourtant être au centre des débats lorsqu’il s’agit de logiciels où ils agissent afin d’exercer leur citoyenneté. 

Le domaine de la civic tech censé (par définition) mettre les technologies actuelles au service de l’accroissement des pouvoirs citoyens en vue d’un meilleur fonctionnement démocratique avec des gouvernements plus ouverts se doit de faire des choix dans les outils employés. Ces outils peuvent être des biens communs appartenant aux citoyens dans un objectif civique défini selon des modalités démocratiques, ou bien ils peuvent être la propriété d’entreprises privées auxquelles on laisserait le loisir de définir les objectifs civiques de ces outils en fonction d’un impératif économique. 

Il ne s’agit pourtant pas non plus d’un choix manichéen. Différents modèles de logiciel sont possibles avec leurs avantages et leurs inconvénients. Dans un cadre que l’on voudrait démocratique, il est important de connaître la nature des outils que l’on met à disposition des citoyens, notamment par l’ouverture du code.

En l’absence de toute réflexion sur le sujet, on prend le risque de voir proliférer des modèles d’affaires basés sur la revente ou l’usage marchand des données obtenues lors de consultations publiques hors du cadre ouvertement consenti ou compris par le citoyen lors de sa participation initiale.

C’est en tout cas ces questionnements qui nous ont amené à choisir Decidim pour accompagner nos clients. Plus qu’un logiciel libre et open source, c’est un véritable commun numérique qui rassemble une communauté diverse d’acteurs et de contributeurs et qui permet aujourd’hui de propulser les plateformes de 200 institutions à travers le monde.

Nous verrons dans un prochain article quels critères nous ont guidé dans ce choix et comment analyser et comparer de manière très simple différents projets de logiciel libre et open source.