Decidim Day

2019

Session de rattrapage du
Decidim Day 2019

Le Decidim Day en photo : 

La première édition du Decidim Day 

Le jeudi 12 septembre 2019, Open Source Politics (OSP) réunissait pour la première fois au Liberté Living-lab (Paris) la communauté internationale mobilisée autour de Decidim (institutions publiques, société civile, ONGs et entreprises sociales). Une journée de plénières et d’ateliers qui avait vocation à éclairer les enjeux principaux de la démocratie numérique et de Decidim.

Decidim ? Ce logiciel libre est né de la volonté de la Ville de Barcelone de co-construire son plan d’action municipal (PAM 2016-2019) avec les citoyen.ne.s. Depuis sa création, la plateforme Decidim a été déployée par plus de 150 institutions et organisations réparties sur 6 pays. Open Source Politics, intégrateur officiel du logiciel en France et en Belgique, est responsable de son déploiement (volets conseil et technique) dans plus de 50 organisations nationales et internationales (métropole européenne de Lille, ville d’Angers, Decathlon, Emmaüs Solidarité…).

Le Decidim Day en chiffres : 

👫Participant.e.s

🎤Intervenant.e.s

🌍Pays représentés

🧠Grande discussion

💫Tables rondes

🛠Ateliers

🗣Témoignages

Les intervenants de la journée :

Des objectifs atteints :

L’objectif principal de cet événement était de faire connaître Decidim en France, en réunissant la communauté pour penser collectivement le futur de ce bien commun numérique. Les objectifs secondaires ont également été atteints : mettre en lumière le concept de techno-politique, approfondir la démocratie numérique ou encore interroger la « démocratie d’entreprise ». Grâce à l’expertise de nos intervenants et aux témoignages de chacun, les objectifs de cette journée ont pu être atteints avec succès. 

 

Les 3 temps forts de la journée :

1 / La table ronde sur le futur de la démocratie numérique

(Retrouvez ici l’article dédié à cette table ronde sur le site Usbek et Rica)

Paula Forteza, députée LREM d’Amérique Latine et des Caraïbes, et Santiago Siri, fondateur de la fondation Democracy Earth, ont marqué le début de l’événement avec une discussion ambitieuse autour du futur de la démocratie numérique, animée par Thierry Keller, rédacteur en chef d’Usbek et Rica

Ces deux pionniers argentins de la Civic Tech nous ont délivrés leur vision du futur de la démocratie numérique. Devant le public se tenaient deux personnes d’un même pays, avec des expériences politiques antithétiques.

D’une part, Paula Forteza œuvre à l’Assemblée Nationale pour plus d’ouverture de données et une relation citoyen-élu plus forte alors que, d’autre part, Santiago, suite à plusieurs déceptions dans le domaine politique, croit davantage en un système politique décentralisé fonctionnant sur blockchain.

Deux points de vue qui s’opposent sur les trajectoires à prendre mais qui s’accordent sur le message de fond : la démocratie numérique fonctionne sur une logique de confiance et de lutte contre la corruption. 

La nature libre et open source de Decidim prend alors tout son sens : rendre visible les codes et les programmes qui régissent la participation citoyenne permet une visibilité sur sa structure et de ce fait, une meilleure compréhension du système participatif.

2 / Une introduction aux enjeux « technopolitiques » de la civic tech :

(Retrouvez prochainement un article dédié à cette thématique sur notre site)

Nous sommes face à un mouvement de renouvellement politique par la technologie. Partout dans le monde, les institutions font place aux technologies pour renforcer l’engagement citoyen. Barcelone, depuis 2016, défend une vision de ces transformations à travers le terme “technopolitique”. Pensé à la suite du mouvement des indignés (15M) en Espagne, ce concept est à l’origine des méthodes pionnières d’activisme mises en place grâce aux outils numériques.

 

La technopolitique c’est :

  • Penser l’engagement des citoyen.ne.s par la co-construction de réseaux numériques. 
  • Utiliser de manière critique et stratégique des outils numériques au service d’une action politique collective. 
  • Intégrer des principes démocratiques dès la conception d’une technologie. 
  • Garantir la transparence, d’égalité et de redevabilité. 

Decidim est l’outil numérique qui traduit en pratique la technopolitique, en visant la responsabilisation progressive des citoyen.ne.s à travers un contrat social strict et des principes profondément démocratiques inscrits dans le code de la plateforme.

Grâce à ce positionnement critique, nous construisons quotidiennement nos stratégies de participation en fonction des enjeux technopolitiques actuels :

  • Le traitement de jeux de données massifs
  • L’inclusion numérique et l’accessibilité
  • L’identité numérique
  • La représentativité
  • La décentralisation et la sécurité de la donnée

(voir aussi notre article : “Les outils de la civic-tech vont-ils transformer la participation citoyenne ?”

 

3 / La démocratie d’entreprise et l’intelligence collective : oxymore ou réalité en devenir ?

 

(Retrouvez notre article dédié à cette thématique )

Loïc Blondiaux, Lex Paulson, Thibaud Brière et Rudy Cambier étaient réunis pour répondre aux problématiques suivantes : 

Comment définir cette expression ? Quelle réalité recouvre-t-elle ? Quels sont les besoins réels derrière ce concept ? Une meilleure transparence, un engagement plus fort de la part des salariés, une redevabilité plus respectée ? Quelles sont les précautions à prendre dans l’application d’un concept d’origine publique dans le secteur privé ? Quels sont les leviers pour intégrer des principes démocratiques au sein d’une entreprise ?

 

Ce qu’il faut retenir du Decidim Day

Un logiciel, de multiples cas d’usage :

OSP travaille depuis 2016 principalement avec des institutions publiques. Depuis maintenant presqu’un an, nous accompagnons de nouveaux types d’acteurs tels qu’EMMAÜS Solidarité et Decathlon. Leur retour d’expérience lors du Decidim Day ont pointé la richesse de Decidim : la modularité de ce bien commun numérique permet d’accompagner des acteurs de tout type pour des besoins propres à leur secteur. 

Plus qu’un simple logiciel libre, un bien commun numérique :

A l’occasion de la table ronde sur le financement des communs, avec Pierre-Louis Rolle, de la mission d’Etat Société Numérique et son homologue belge, Patrick Berckmans de BOSA, notre modératrice Caroline Corbal,  du collectif Code for France, avait définit de manière précise ce que sont les communs numériques.

Au sortir de cet événement, il apparaît clair que Decidim en est un bon exemple et que sa communauté  pluridisplinaire est prête à relever les enjeux technopolitiques de nos démocraties numériques naissances. 

Un commun est une ressource produite et / ou entretenue collectivement par une communauté d’acteurs hétérogène, et gouvernée par des règles qui lui assure son caractère collectif et partagé. Un commun est dit numérique lorsque la ressource est numérique : logiciel, base de données, contenus numériques (textes, images, vidéos et / ou sons) etc. Ce qui est intéressant ici c’est que le numérique a conféré des caractéristiques nouvelles aux communs. Notamment la non-rivalité de la ressource : l’usage de la ressource par les uns ne limite pas les possibilités d’usage par les autres. Et sa non-exclusivité : il n’est pas nécessaire d’en réserver le droit d’usage à une communauté restreinte afin de préserver la ressource. 

Caroline Corbal, source Twitter 

Parmi toutes les raisons de choisir Decidim et OSP, les trois intervenants ont expliqué celles qui leur semblaient décisives :

  • L’implication des équipes d’OSP dans l’accompagnement des personnes éloignées du numérique pour EMMAÜS Solidarité ; 
  • Faire participer une grande diversité d’acteurs sur un pied d’égalité pour Décathlon
  • L’exigence du logiciel sur la protection des données personnelles pour la Mairie de Nanterre : 

Conclusion :

Nous sommes fiers de dire que la première édition du Decidim Day a été un succès ! Lors de cette journée, nous avons pu profiter d’une communauté engagée et prête à soulever des défis ambitieux autour de Decidim et des enjeux de démocratie numérique. 

Open Source Politics tient à remercier ses partenaires qui ont rendu possible cette rencontre ainsi que tous les intervenant.e.s et les participant.e.s de cette édition 2019. Rendez-vous prochainement pour la préparation de l’édition 2020 ! N’hésitez pas à nous envoyer vos suggestions à contact@opensourcepolitics.eu 

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